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la douleur

Ces derniers temps, j’ai un lien un peu spécial avec mon corps car il porte la vie. Un petit être a décidé de venir sur terre et a choisi de s’installer dans mon ventre. C’est à la fois un grand privilège et une grande responsabilité.

Tout d’un coup, mon corps m’impose des limites et me rappelle que mon estomac n’est pas SI extensible. Ce processus de vie est tellement miraculeux et étonnant que j’accepte ces limites et ces inconforts sans broncher. Pire, je leur envoie carrément de l’amour!

Je ne suis pas sûre que je l’accepterais si facilement si je n’étais pas enceinte. Avoir ces inconforts sans savoir pourquoi, ni combien de temps cela va durer ne doit certainement pas être facile. Sans parler des restrictions d’exercices physiques, je n’ose même pas y penser. Facile d’aimer son corps quand tout va bien, quand aucune douleur ne vient imposer de limites.

Et pourtant je pense que c’est justement dans ces moments-là que nous pouvons faire réellement preuve d’amour envers nous-même, de pouvoir aimer ces parties de notre corps qui nous font souffrir (sans oublier d’honorer ceux qui fonctionnent encore très bien).

Je suis persuadée que nos douleurs sont des appels à l’amour, à la tendresse envers Soi. Ils appellent notre attention et toute notre douceur. “Hoho je suis là, prends soin de moi…” semblent-ils dire. Qui d’autre que nous-même pouvons nous offrir ce privilège de prendre soin de nous et de nous accepter pleinement tels que nous sommes? Un merveilleux privilège qui amène à la paix…

le pardon

“Le pardon de l’amitié est le plus sain et le plus doux des bienfaits” 

Georges Sand

automne - inspirationLes vacances sont des moments très intéressants, je trouve. En un coup, il y a moins de monde sur les routes, le silence et le calme s’installent. On prend du recul par rapport à notre vie “active”, on remet parfois les choses en question ou on prend conscience qu’on est heureux dans ce qu’on fait. Parfois, des désirs profonds refont surface… mais parfois les vacances amènent des tensions, du stress et des conflits (surtout si vous passez des vacances en famille ;-))…

Ce que j’ai appris ces vacances-ci c’est qu’un conflit se désamorce vite quand on essaie de comprendre la situation sans la juger ou l’attaquer. Quand on se met à la place de son “adversaire” et qu’on essaie de comprendre ce qu’il/elle vit, ressent, pense… Si on fait cela avec notre coeur, la compassion s’installe à la place de la colère ou du ressentiment. Le pardon s’installe à la place de la rancoeur… et notre belle énergie peut continuer à circuler!

Je suis persuadée qu’un conflit non réglé reste dans nos célulles et fait des dégâts dans le coeur et le corps. Je suis persuadée que le pardon nous libère et nous soulage…

Quoi qu’il en soit, je vous invite à essayer, ça ne peut que faire du bien!

les fleurs sauvages

les fleurs sauvages

Avez-vous déjà eu ce sentiment de vous comparer sans cesse aux autres? “Suis-je aussi bien que lui? Aussi intéressante qu’elle? Aussi inspirante qu’eux…?” Personnellement, ce sont des pensées qui reviennent très souvent. Mon mental entre dans une compétition qui me donne une forme de stress ou plutôt de tristesse car “non, je ne suis pas aussi intéressante que…” et il me reste encore plein de livres à lire, de formations à faire, de choses à “savoir”… Quand on écoute les autres, il nous reste souvent à faire telle chose ou à étudier plus pour être compétent et pleinement épanouis. Et je me demande si un jour on sera “suffisant”…

C’est l’esprit un peu encombré de ces pensées que je décide d’aller marcher dehors. Par un temps radieux. Après quelques minutes de rumination mentale, je tombe nez à nez avec de magnifiques fleurs sauvages. J’observe ces fleurs qui dansent avec le vent. Ces fleurs, qui n’ont pas besoin de livres ou de formations pour être superbes, pour s’épanouir. Elles n’ont pas besoin de connaître les théories solaires et éoliennes pour goûter à la chaleur du soleil et être caressées par le vent. Elles n’ont même pas besoin de “savoir” ce qu’est une fleur pour “être” une fleur.

Quel soulagement de se rendre compte qu’on n’a rien besoin de PLUS pour être pleinement soi-même. Que les petits bonheurs simples sont accessibles à tous et que le “savoir” n’est pas nécessaire pour “être” heureux.

Alors, ce mois-ce je vous souhaite d’ouvrir vos yeux sur les merveilles de la nature et de ceux qui vous entourent. De ressentir l’espace de quelques instants qu’on est “suffisant”, qu’il n’y a nulle part où aller et rien à faire pour “être” pleinement soi.

la perfection

« Ce que tu reconnais en l’autre, tu le reconnais chez toi;

et ce que tu partages, tu le renforces. »

Un cours en miracles

Je voulais vous partager quelque chose d’assez personnel qui s’est passé ce mois-ci. Mais riche d’enseignements.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai fait des reproches à quelqu’un de très proche. Lui disant qu’il n’était pas encore « assez… ceci, cela ». Je n’avais pas de mauvaise intention et j’avais vraiment envie d’améliorer notre relation, mais au fur et à mesure que je parlais je me rendais compte que ce que je disais était destructeur. Je lui disais en fait qu’il n’était pas assez « parfait » tel qu’il était. Je m’en suis beaucoup voulue, pas évident de rattraper un coup pareil ! Heureusement que cette personne est assez « parfaite » pour me pardonner…

Puis, en lisant la phrase suivante, j’ai tout compris : « Ce que tu reconnais en l’autre, tu le reconnais chez toi ; et ce que tu partages, tu le renforces. ». Voilà une belle réponse ! En fait, ce que je reprochais à cette personne, je me le reprochais à moi-même. Mon égo, qui me dit que je ne suis pas encore assez ceci ou cela, est revenu à la charge d’une manière très subtile et violente puisqu’il a décidé de s’en prendre à quelqu’un d’autre, en plus.

En partageant cela, je ne faisais que renforcer ma propre « imperfection » ou en tout cas l’illusion de mon imperfection. Car je crois profondément que nous ne sommes ni « parfaits », ni « imparfaits ». Nous « sommes » et c’est ça, la perfection, un vrai miracle…

Je vous invite à revenir vers votre « je suis… », qui est bien plus puissant que toutes les qualités qui pourraient suivre.

la compassion

la compassion

“Love and Compassion are necessities, not luxuries. Without them, humanity cannot survive”

Dalai Lama

Ce mois-ci, je suis resté collée à la peau de Scott. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit devenu, à la fois, ma principale source d’inspiration et mon maître de Pleine Conscience. Mon Dieu, ce qu’il me fait travailler!

Les débuts n’ont pas été si faciles car nous tâtonnons tous les deux. Lui découvre la vie sur terre et moi, je me découvre “maman”. C’est impressionnant!

En tant que nouvelle maman, j’ai ressenti dans mes tripes ce que signifiait le mot “compassion”. L’expérience douloureuse de le tenir dans les bras en le voyant pleurer et ne pouvoir le soulager. J’ai compris alors que la meilleure chose à faire était justement de ne rien “faire” mais bien d'”être”. Etre là, calme, solide, une respiration après l’autre. Lui donner tout l’amour possible et accepter que la douleur fait partie de la vie, qu’elle fait partie de nos expériences. Embrasser ainsi la douleur et la laisser “être” là. C’est pour moi, une des choses les plus difficiles à accepter.

J’avais entendu cette phrase avant d’accoucher: “La compassion naît quand l’amour rencontre la douleur”. Elle sonne si juste en ces moments. Je reste persuadée que l’amour est notre plus grande force.

Alors, j’ai pris cette sage décision de désormais accepter mes propres douleurs comme si je berçais mon fils, avec amour et beaucoup de calme intérieur. En lui susurrant à l’oreille “Je suis là… ça va passer”!