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une pièce de monnaie

 

 

Less stuff more heartLa rentrée me provoque souvent une envie de changements, de renouveau. Que ce soit dans mes activités, mon projet professionnel ou encore (et surtout) dans la maison. Une envie de tout changer, épurer, rendre “beau”. Tout cela pour justifier une visite très enthousiaste chez Ikéa…

J’en ressors avec un portefeuille bien plus léger et des tonnes de “petites” choses qui allaient me donner du bonheur ou, au moins, du plaisir. Après la joie et l’excitation de tout installer, arrive la déception que ce n’est pas aussi beau que dans le catalogue ou dans mon imagination. Je pensais que toutes ces choses allaient améliorer un peu mon quotidien…

Peu de temps après, dans une gare, je vois et j’entends une personne qui joue un instrument de musique. Cette personne, accroupie par terre, joue merveilleusement bien et je suis interpellée par sa musique. Je lui donne une pièce et il plante son regard dans le mien, sourit et me dit très sincèrement “merci”. J’en suis d’abord émue et puis une joie profonde m’envahit. J’ai la sensation d’être légère et lumineuse. Une simple petite pièce, un sourire…

 Je repense à tout ce que j’ai dépensé chez Ikea et qui me laisse déçue…

J’en déduis que le bonheur n’est pas toujours là où je l’attends… et qu’en tout cas, il ne se nourrit pas de “choses” mais plutôt “d’être(s)”…

le pardon

“Le pardon de l’amitié est le plus sain et le plus doux des bienfaits” 

Georges Sand

automne - inspirationLes vacances sont des moments très intéressants, je trouve. En un coup, il y a moins de monde sur les routes, le silence et le calme s’installent. On prend du recul par rapport à notre vie “active”, on remet parfois les choses en question ou on prend conscience qu’on est heureux dans ce qu’on fait. Parfois, des désirs profonds refont surface… mais parfois les vacances amènent des tensions, du stress et des conflits (surtout si vous passez des vacances en famille ;-))…

Ce que j’ai appris ces vacances-ci c’est qu’un conflit se désamorce vite quand on essaie de comprendre la situation sans la juger ou l’attaquer. Quand on se met à la place de son “adversaire” et qu’on essaie de comprendre ce qu’il/elle vit, ressent, pense… Si on fait cela avec notre coeur, la compassion s’installe à la place de la colère ou du ressentiment. Le pardon s’installe à la place de la rancoeur… et notre belle énergie peut continuer à circuler!

Je suis persuadée qu’un conflit non réglé reste dans nos célulles et fait des dégâts dans le coeur et le corps. Je suis persuadée que le pardon nous libère et nous soulage…

Quoi qu’il en soit, je vous invite à essayer, ça ne peut que faire du bien!

les fleurs sauvages

les fleurs sauvages

Avez-vous déjà eu ce sentiment de vous comparer sans cesse aux autres? “Suis-je aussi bien que lui? Aussi intéressante qu’elle? Aussi inspirante qu’eux…?” Personnellement, ce sont des pensées qui reviennent très souvent. Mon mental entre dans une compétition qui me donne une forme de stress ou plutôt de tristesse car “non, je ne suis pas aussi intéressante que…” et il me reste encore plein de livres à lire, de formations à faire, de choses à “savoir”… Quand on écoute les autres, il nous reste souvent à faire telle chose ou à étudier plus pour être compétent et pleinement épanouis. Et je me demande si un jour on sera “suffisant”…

C’est l’esprit un peu encombré de ces pensées que je décide d’aller marcher dehors. Par un temps radieux. Après quelques minutes de rumination mentale, je tombe nez à nez avec de magnifiques fleurs sauvages. J’observe ces fleurs qui dansent avec le vent. Ces fleurs, qui n’ont pas besoin de livres ou de formations pour être superbes, pour s’épanouir. Elles n’ont pas besoin de connaître les théories solaires et éoliennes pour goûter à la chaleur du soleil et être caressées par le vent. Elles n’ont même pas besoin de “savoir” ce qu’est une fleur pour “être” une fleur.

Quel soulagement de se rendre compte qu’on n’a rien besoin de PLUS pour être pleinement soi-même. Que les petits bonheurs simples sont accessibles à tous et que le “savoir” n’est pas nécessaire pour “être” heureux.

Alors, ce mois-ce je vous souhaite d’ouvrir vos yeux sur les merveilles de la nature et de ceux qui vous entourent. De ressentir l’espace de quelques instants qu’on est “suffisant”, qu’il n’y a nulle part où aller et rien à faire pour “être” pleinement soi.

la perfection

« Ce que tu reconnais en l’autre, tu le reconnais chez toi;

et ce que tu partages, tu le renforces. »

Un cours en miracles

Je voulais vous partager quelque chose d’assez personnel qui s’est passé ce mois-ci. Mais riche d’enseignements.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai fait des reproches à quelqu’un de très proche. Lui disant qu’il n’était pas encore « assez… ceci, cela ». Je n’avais pas de mauvaise intention et j’avais vraiment envie d’améliorer notre relation, mais au fur et à mesure que je parlais je me rendais compte que ce que je disais était destructeur. Je lui disais en fait qu’il n’était pas assez « parfait » tel qu’il était. Je m’en suis beaucoup voulue, pas évident de rattraper un coup pareil ! Heureusement que cette personne est assez « parfaite » pour me pardonner…

Puis, en lisant la phrase suivante, j’ai tout compris : « Ce que tu reconnais en l’autre, tu le reconnais chez toi ; et ce que tu partages, tu le renforces. ». Voilà une belle réponse ! En fait, ce que je reprochais à cette personne, je me le reprochais à moi-même. Mon égo, qui me dit que je ne suis pas encore assez ceci ou cela, est revenu à la charge d’une manière très subtile et violente puisqu’il a décidé de s’en prendre à quelqu’un d’autre, en plus.

En partageant cela, je ne faisais que renforcer ma propre « imperfection » ou en tout cas l’illusion de mon imperfection. Car je crois profondément que nous ne sommes ni « parfaits », ni « imparfaits ». Nous « sommes » et c’est ça, la perfection, un vrai miracle…

Je vous invite à revenir vers votre « je suis… », qui est bien plus puissant que toutes les qualités qui pourraient suivre.

donner

“Donner, c’est le non-attachement:

Simplement ne s’attacher à rien, c’est donner.”

Shunryu Suzuki (1904-1971)

DonnerJ’ai envie de vous raconter une anecdote très banale mais, pour moi, très riche qui s’est passée ce mois-ci!

J’étais dans le train en direction de Bruxelles. J’étais assise, seule, sur une banquette de 2 places avec une banquette vide en face de moi. En peu perdue dans mes pensées, je vois rentrer 4 jeunes filles à Leuven qui avaient l’air de bien se connaître et qui parlaient joyeusement. Elles allaient sûrement en direction de la mer, ça se voyait sur leur visage ;-). Voyant qu’il n’y avait plus de place pour qu’elles puissent se mettre toutes les 4 ensemble, elles se sont séparées, deux en face de moi et deux sur la banquette derrière nous. Elles essayaient de discuter ensemble mais ce n’était pas évident pour elles à cause de la distance.

C’est à ce moment que je me suis “réveillée” de mes pensées et j’observais cette situation absurde. D’un coup je me suis levée et j’ai proposé aux deux filles derrière moi de se mettre à ma place comme ça elles pouvaient discuter à 4. Pour moi cela ne changeait rien et ce geste me paraissait bien naturel. Puis j’ai ressenti une sorte de joie intérieure. Sans rien attendre de retour, j’avais juste donné ma place et cela avait vraiment enchanté ces demoiselles qui pouvaient continuer à parler ensemble. C’est comme si j’avais apporté un peu plus de joie, de rire dans ce train. Puis le monsieur en face de moi n’arrivait plus à communiquer avec la personne qui venait le chercher à la gare (son écran était brisé en mille morceaux). Dans mon élan, j’ai simplement proposé qu’il prenne mon téléphone… et de nouveau cette joie m’envahit de partout! J’ai vraiment pris conscience de l’importance de pouvoir donner sans obligation, sans “devoir” mais seulement pour la joie de donner, pour la joie de recevoir! C’était merveilleux…

A partir de ce moment, je me suis dis que j’allais un peu plus “donner” dès qu’une occasion se présenterait (quitte à provoquer même ces occasions) et non avec un sentiment de “je devrais faire ceci ou cela…” mais plutôt “ça me fait plaisir de faire plaisir…”.  Un peu comme Amélie Poulain qui essaie de rendre la vie des autres un peu plus chouette. Dieu, que c’est bon…

Je vous souhaite vraiment de pouvoir goûter à cette joie ce mois-ci et on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures!

La douceur

la douceur


“La douceur est invincible”

Marc Aurèle

 

Avez-vous déjà fait l’expérience de cueillir des orties ? Ou de toucher des ronces, des roses ou des feuilles de houx ? En générale, l’expérience est assez désagréable, voire douloureuse. Surtout quand on s’y pique par hasard, sans l’avoir vu ou que l’on tombe dedans, n’est-ce pas ?

L’autre jour, je voulais tester la soupe aux orties, que je trouve délicieuse. Malheureusement, je suis partie sans mes gants dans le jardin, pleine d’enthousiasme pour ce nouveau projet. Arrivée près des orties, je me suis rendue compte que ça n’allait pas être facile. Les orties, ça pique quand on les cueille! (Jusque-là, rien de très nouveau) Alors je me suis dis que si j’y allais avec beaucoup de douceur et d’agilité j’arriverais peut-être à les cueillir sans avoir trop mal.

A ma grande surprise, je ne me suis pas fait piqué une seule fois. Avec toute mon attention, j’ai approché mes mains lentement vers la tige et je l’ai cueilli avec douceur, tendresse. “Même pas mal!”. Il faut les prendre dans le sens des poils. Après j’ai fait le test avec les feuilles de houx. J’ai approché mes doigts très doucement vers les piques et cela n’était plus du tout douloureux.

Il est intéressant de voir qu’avec de la douceur et de l’attention on peut désamorcer pas mal de piques. Que ce soit des épines de roses ou des personnes malheureuses, de mauvaise humeur. Si vraiment on pratique cette attitude de vigilance par rapport à l’autre et qu’on l’aborde avec gentillesse, on est capable de toucher ses épines sans avoir mal… et ça c’est un processus incroyable… et pas seulement pour faire de la soupe 😉

home

un grand nettoyage

“Faire le ménage chez soi. Faire le ménage en soi”

Livre de Dominique Loreau

L’autre jour, j’ai fait un grand nettoyage de printemps ! Eh oui, je suis une optimiste, pour moi le printemps est déjà là. J’avais décidé de ranger la cuisine…

Au fur et à mesure que je nettoyais, je voyais des endroits qui nécessitaient un petit coup de rafraîchissement. C’est ainsi que je me suis retrouvée à récurer le fond du tiroir à objets inutiles ou à faire briller des casseroles dont j’avais oublié l’existence. A un moment donné, j’émergeais de ma suractivité ménagère et je me suis rendue compte que la cuisine était encore plus encombrée de choses qu’avant. Un coup de découragement. J’ai fait quelques respirations profondes pour me calmer puis j’ai continué et entamé le tri : ça me sert, ça ne me sert pas du tout. Finalement, quel bonheur de ranger les choses qui nous servent dans des tiroirs bien propres. La pièce a une toute nouvelle énergie… toute fraiche !

Au fond, c’est la même chose quand on commence un nettoyage intérieur. Au début, souvent on voit des résultats et c’est l’enthousiasme. Puis un moment de découragement où on a l’impression que c’est pire qu’avant (c’est normal puisqu’il y a un travail de tri à faire) et finalement ce moment où on se sent plus léger, moins encombré. On a choisi ce qu’on garde et ce qu’on ne veut plus et une toute nouvelle énergie nous habite. Quel merveilleux processus. Et dire qu’on a toute une vie pour nettoyer… Vive le ménage !

Et vous, où en êtes-vous dans le processus intérieur ? Avez-vous aussi des moments de découragements ou êtes-vous plutôt dans l’enthousiasme du début ? Peut-être que justement en ce moment vous vous sentez plus légers…

Les fêtes

les fêtes

Je suis de ces personnes qui n’aiment pas trop la période des fêtes. Je ne sais pas de quand date ma résistance, ni pourquoi elle se manifeste chaque année à cette saison. La simple idée de devoir passer une journée entière dans des magasins éclairés aux néons et revenir bredouille à la maison car je n’ai rien trouvé me met déjà le moral dans les chaussettes. Mon énergie si basse rend ce moment encore plus pénible et se diffuse autour de moi parmi mes proches. Même mon corps semble chercher des maladies à développer (ce qui ne manque pas en cette période) pour pouvoir justifier ce manque d’enthousiasme.

Puis cette phrase qui n’arrête pas de tourner dans ma tête « Je me donne tout ce que je donne » que j’ai lu dans mon livre de chevet. Tout ce que je donne aux autres, je le donne aussi à moi-même. Autant l’amour que la frustration. Alors, au lieu d’offrir ma plus belle résistance à la situation, je me dis que c’est peut-être plus chouette d’en faire un moment de joie. Que le cadeau à offrir commence avec une pensée d’amour pour la personne. Que cette période est une occasion pour offrir du bien-être aux autres et de soutenir des projets dans lesquels je crois profondément. Alors, oui, cela me redonne du sens et de la joie…

la beauté

 “(…) La beauté est l’éternité se contemplant dans un miroir.

Mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir.”

Khalil Gibran, Le prophète

C’est drôle, quand je marche dans la rue, les gens s’arrêtent souvent pour me parler. Non pas que ce soit moi qui les intéresse mais bien ce petit bout de chou que je promène fièrement. Ils s’extasient devant sa beauté et je vois leur visage qui s’illumine d’un beau sourire gaga. J’avais déjà remarqué que les animaux et les bébés ont ce pouvoir extraordinaire de ramener les gens à une sorte de joie profonde. Comme si tout d’un coup, on leur enlevait des couches et des couches de soucis et qu’une forme d’amour prenne le dessus. N’est-ce pas incroyable?

Ne serait-ce pas encore plus incroyable de pouvoir s’extasier devant la beauté de chaque être humain? Car nous avons tous été des nouveaux-nés, nous sommes tous si parfaits… C’est dommage de l’oublier et de voir en l’autre uniquement ce qui nous dérange, ce qui nous blesse… Je suis persuadée que voir la beauté en toute chose nous rendrait plus heureux. N’est-ce pas?

la compassion

la compassion

“Love and Compassion are necessities, not luxuries. Without them, humanity cannot survive”

Dalai Lama

Ce mois-ci, je suis resté collée à la peau de Scott. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit devenu, à la fois, ma principale source d’inspiration et mon maître de Pleine Conscience. Mon Dieu, ce qu’il me fait travailler!

Les débuts n’ont pas été si faciles car nous tâtonnons tous les deux. Lui découvre la vie sur terre et moi, je me découvre “maman”. C’est impressionnant!

En tant que nouvelle maman, j’ai ressenti dans mes tripes ce que signifiait le mot “compassion”. L’expérience douloureuse de le tenir dans les bras en le voyant pleurer et ne pouvoir le soulager. J’ai compris alors que la meilleure chose à faire était justement de ne rien “faire” mais bien d'”être”. Etre là, calme, solide, une respiration après l’autre. Lui donner tout l’amour possible et accepter que la douleur fait partie de la vie, qu’elle fait partie de nos expériences. Embrasser ainsi la douleur et la laisser “être” là. C’est pour moi, une des choses les plus difficiles à accepter.

J’avais entendu cette phrase avant d’accoucher: “La compassion naît quand l’amour rencontre la douleur”. Elle sonne si juste en ces moments. Je reste persuadée que l’amour est notre plus grande force.

Alors, j’ai pris cette sage décision de désormais accepter mes propres douleurs comme si je berçais mon fils, avec amour et beaucoup de calme intérieur. En lui susurrant à l’oreille “Je suis là… ça va passer”!