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La douceur

la douceur


“La douceur est invincible”

Marc Aurèle

 

Avez-vous déjà fait l’expérience de cueillir des orties ? Ou de toucher des ronces, des roses ou des feuilles de houx ? En générale, l’expérience est assez désagréable, voire douloureuse. Surtout quand on s’y pique par hasard, sans l’avoir vu ou que l’on tombe dedans, n’est-ce pas ?

L’autre jour, je voulais tester la soupe aux orties, que je trouve délicieuse. Malheureusement, je suis partie sans mes gants dans le jardin, pleine d’enthousiasme pour ce nouveau projet. Arrivée près des orties, je me suis rendue compte que ça n’allait pas être facile. Les orties, ça pique quand on les cueille! (Jusque-là, rien de très nouveau) Alors je me suis dis que si j’y allais avec beaucoup de douceur et d’agilité j’arriverais peut-être à les cueillir sans avoir trop mal.

A ma grande surprise, je ne me suis pas fait piqué une seule fois. Avec toute mon attention, j’ai approché mes mains lentement vers la tige et je l’ai cueilli avec douceur, tendresse. “Même pas mal!”. Il faut les prendre dans le sens des poils. Après j’ai fait le test avec les feuilles de houx. J’ai approché mes doigts très doucement vers les piques et cela n’était plus du tout douloureux.

Il est intéressant de voir qu’avec de la douceur et de l’attention on peut désamorcer pas mal de piques. Que ce soit des épines de roses ou des personnes malheureuses, de mauvaise humeur. Si vraiment on pratique cette attitude de vigilance par rapport à l’autre et qu’on l’aborde avec gentillesse, on est capable de toucher ses épines sans avoir mal… et ça c’est un processus incroyable… et pas seulement pour faire de la soupe 😉

Les fêtes

les fêtes

Je suis de ces personnes qui n’aiment pas trop la période des fêtes. Je ne sais pas de quand date ma résistance, ni pourquoi elle se manifeste chaque année à cette saison. La simple idée de devoir passer une journée entière dans des magasins éclairés aux néons et revenir bredouille à la maison car je n’ai rien trouvé me met déjà le moral dans les chaussettes. Mon énergie si basse rend ce moment encore plus pénible et se diffuse autour de moi parmi mes proches. Même mon corps semble chercher des maladies à développer (ce qui ne manque pas en cette période) pour pouvoir justifier ce manque d’enthousiasme.

Puis cette phrase qui n’arrête pas de tourner dans ma tête « Je me donne tout ce que je donne » que j’ai lu dans mon livre de chevet. Tout ce que je donne aux autres, je le donne aussi à moi-même. Autant l’amour que la frustration. Alors, au lieu d’offrir ma plus belle résistance à la situation, je me dis que c’est peut-être plus chouette d’en faire un moment de joie. Que le cadeau à offrir commence avec une pensée d’amour pour la personne. Que cette période est une occasion pour offrir du bien-être aux autres et de soutenir des projets dans lesquels je crois profondément. Alors, oui, cela me redonne du sens et de la joie…