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une pièce de monnaie

 

 

Less stuff more heartLa rentrée me provoque souvent une envie de changements, de renouveau. Que ce soit dans mes activités, mon projet professionnel ou encore (et surtout) dans la maison. Une envie de tout changer, épurer, rendre “beau”. Tout cela pour justifier une visite très enthousiaste chez Ikéa…

J’en ressors avec un portefeuille bien plus léger et des tonnes de “petites” choses qui allaient me donner du bonheur ou, au moins, du plaisir. Après la joie et l’excitation de tout installer, arrive la déception que ce n’est pas aussi beau que dans le catalogue ou dans mon imagination. Je pensais que toutes ces choses allaient améliorer un peu mon quotidien…

Peu de temps après, dans une gare, je vois et j’entends une personne qui joue un instrument de musique. Cette personne, accroupie par terre, joue merveilleusement bien et je suis interpellée par sa musique. Je lui donne une pièce et il plante son regard dans le mien, sourit et me dit très sincèrement “merci”. J’en suis d’abord émue et puis une joie profonde m’envahit. J’ai la sensation d’être légère et lumineuse. Une simple petite pièce, un sourire…

 Je repense à tout ce que j’ai dépensé chez Ikea et qui me laisse déçue…

J’en déduis que le bonheur n’est pas toujours là où je l’attends… et qu’en tout cas, il ne se nourrit pas de “choses” mais plutôt “d’être(s)”…

la compassion

la compassion

“Love and Compassion are necessities, not luxuries. Without them, humanity cannot survive”

Dalai Lama

Ce mois-ci, je suis resté collée à la peau de Scott. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit devenu, à la fois, ma principale source d’inspiration et mon maître de Pleine Conscience. Mon Dieu, ce qu’il me fait travailler!

Les débuts n’ont pas été si faciles car nous tâtonnons tous les deux. Lui découvre la vie sur terre et moi, je me découvre “maman”. C’est impressionnant!

En tant que nouvelle maman, j’ai ressenti dans mes tripes ce que signifiait le mot “compassion”. L’expérience douloureuse de le tenir dans les bras en le voyant pleurer et ne pouvoir le soulager. J’ai compris alors que la meilleure chose à faire était justement de ne rien “faire” mais bien d'”être”. Etre là, calme, solide, une respiration après l’autre. Lui donner tout l’amour possible et accepter que la douleur fait partie de la vie, qu’elle fait partie de nos expériences. Embrasser ainsi la douleur et la laisser “être” là. C’est pour moi, une des choses les plus difficiles à accepter.

J’avais entendu cette phrase avant d’accoucher: “La compassion naît quand l’amour rencontre la douleur”. Elle sonne si juste en ces moments. Je reste persuadée que l’amour est notre plus grande force.

Alors, j’ai pris cette sage décision de désormais accepter mes propres douleurs comme si je berçais mon fils, avec amour et beaucoup de calme intérieur. En lui susurrant à l’oreille “Je suis là… ça va passer”!