“Donner, c’est le non-attachement:

Simplement ne s’attacher à rien, c’est donner.”

Shunryu Suzuki (1904-1971)

DonnerJ’ai envie de vous raconter une anecdote très banale mais, pour moi, très riche qui s’est passée ce mois-ci!

J’étais dans le train en direction de Bruxelles. J’étais assise, seule, sur une banquette de 2 places avec une banquette vide en face de moi. En peu perdue dans mes pensées, je vois rentrer 4 jeunes filles à Leuven qui avaient l’air de bien se connaître et qui parlaient joyeusement. Elles allaient sûrement en direction de la mer, ça se voyait sur leur visage ;-). Voyant qu’il n’y avait plus de place pour qu’elles puissent se mettre toutes les 4 ensemble, elles se sont séparées, deux en face de moi et deux sur la banquette derrière nous. Elles essayaient de discuter ensemble mais ce n’était pas évident pour elles à cause de la distance.

C’est à ce moment que je me suis “réveillée” de mes pensées et j’observais cette situation absurde. D’un coup je me suis levée et j’ai proposé aux deux filles derrière moi de se mettre à ma place comme ça elles pouvaient discuter à 4. Pour moi cela ne changeait rien et ce geste me paraissait bien naturel. Puis j’ai ressenti une sorte de joie intérieure. Sans rien attendre de retour, j’avais juste donné ma place et cela avait vraiment enchanté ces demoiselles qui pouvaient continuer à parler ensemble. C’est comme si j’avais apporté un peu plus de joie, de rire dans ce train. Puis le monsieur en face de moi n’arrivait plus à communiquer avec la personne qui venait le chercher à la gare (son écran était brisé en mille morceaux). Dans mon élan, j’ai simplement proposé qu’il prenne mon téléphone… et de nouveau cette joie m’envahit de partout! J’ai vraiment pris conscience de l’importance de pouvoir donner sans obligation, sans “devoir” mais seulement pour la joie de donner, pour la joie de recevoir! C’était merveilleux…

A partir de ce moment, je me suis dis que j’allais un peu plus “donner” dès qu’une occasion se présenterait (quitte à provoquer même ces occasions) et non avec un sentiment de “je devrais faire ceci ou cela…” mais plutôt “ça me fait plaisir de faire plaisir…”.  Un peu comme Amélie Poulain qui essaie de rendre la vie des autres un peu plus chouette. Dieu, que c’est bon…

Je vous souhaite vraiment de pouvoir goûter à cette joie ce mois-ci et on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures!