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la douleur

Ces derniers temps, j’ai un lien un peu spécial avec mon corps car il porte la vie. Un petit être a décidé de venir sur terre et a choisi de s’installer dans mon ventre. C’est à la fois un grand privilège et une grande responsabilité.

Tout d’un coup, mon corps m’impose des limites et me rappelle que mon estomac n’est pas SI extensible. Ce processus de vie est tellement miraculeux et étonnant que j’accepte ces limites et ces inconforts sans broncher. Pire, je leur envoie carrément de l’amour!

Je ne suis pas sûre que je l’accepterais si facilement si je n’étais pas enceinte. Avoir ces inconforts sans savoir pourquoi, ni combien de temps cela va durer ne doit certainement pas être facile. Sans parler des restrictions d’exercices physiques, je n’ose même pas y penser. Facile d’aimer son corps quand tout va bien, quand aucune douleur ne vient imposer de limites.

Et pourtant je pense que c’est justement dans ces moments-là que nous pouvons faire réellement preuve d’amour envers nous-même, de pouvoir aimer ces parties de notre corps qui nous font souffrir (sans oublier d’honorer ceux qui fonctionnent encore très bien).

Je suis persuadée que nos douleurs sont des appels à l’amour, à la tendresse envers Soi. Ils appellent notre attention et toute notre douceur. “Hoho je suis là, prends soin de moi…” semblent-ils dire. Qui d’autre que nous-même pouvons nous offrir ce privilège de prendre soin de nous et de nous accepter pleinement tels que nous sommes? Un merveilleux privilège qui amène à la paix…

mountains

l’écho

mountainsIl était une fois un petit garçon qui marchait dans les montagnes avec son papa. Après une longue marche, le petit garçon trébuche sur un tas de pierre et se blesse au genou. “Aïe” crie-t-il assez fort. Et la montagne répond plusieurs fois “Aïe”. Le garçon, surpris d’entendre une voix, demande “Qui es-tu?”. “Qui es-tu” répond la montagne plusieurs fois.

Ne comprenant pas l’effet de l’écho, le petit garçon se fâche de ne pas recevoir de réponse à sa question. Il crie “Tu es lâche”… “Idiot!” et la montagne répète ses paroles. Le garçon regarde son papa, plein de rage contre la montagne qui l’insulte.  Le papa sourit et dit à son fils “observe-moi bien” et il crie “Je t’admire” la voix répond “Je t’admire”. le père crie “Tu es magnifique” … et la montagne répond “Tu es magnifique”. Le petit garçon regarde son père avec étonnement, ne comprenant toujours pas vraiment ce qu’il se passe.

Le père explique qu’il s’agit de l’écho, le sons reflété par les montagnes. Mais, en réalité, dit-il, il s’agit de la vie… tout ce que tu affirmes dans la vie, tes pensées, tes paroles, tes actes se reflètent et te reviennent directement. Tout dépend donc de ce que tu choisis de crier en premier, le reste n’est qu’un reflet de cette intention.

J’aime beaucoup cette histoire qui m’est resté en tête ce mois-ci… je crois que j’ai vraiment pris conscience du pouvoir que l’on a de créer la vie que l’on souhaite. D’où l’importance aussi de prendre conscience de ce qu’on crie à la vie, nos pensées les plus profondes, nos convictions sur nous-mêmes et les autres; ce qu’on décide de cultiver au jour le jour… car OUI on a le choix 😉

Alors, je vous souhaite pour ce mois des étincelles de joie, des pétillements du coeur et plein de confiance pour la nouvelle année à venir…

flyers slow mum

les feuilles d’automne

Je marchais dans le jardin après un (trop) long moment devant mon ordinateur – ça fait du bien d’aller dehors de temps en temps. Et ce jour-là il faisait particulièrement beau. Les feuilles étaient encore toutes colorées et il y a avait une belle brise d’automne.

En général, je trouve cela déprimant de voir tomber les feuilles des arbres. Elles annoncent l’hiver, le froid et la « mort » de la nature… J’ai toujours l’impression que chaque petite feuille qui tombe est une petite mort…

Mais, ce jour-là, j’ai décidé de rester en pleine conscience et ne pas interpréter ce que je voyais. De simplement rester dans la contemplation, dans l’observation. Je me suis assise sur un banc et j’ai regardé ces feuilles qui tombaient. Toutes ces couleurs différentes et le ballet des feuilles qui se tordaient dans tous les sens, avec le vent. C’était en fait très beau… Et très reposant de suivre le trajet de ses feuilles dans l’air. Un moment de paix avec ce qui est…

C’est marrant, la beauté qui apparaît au delà de l’interprétation, dans le moment présent…

une pièce de monnaie

 

 

Less stuff more heartLa rentrée me provoque souvent une envie de changements, de renouveau. Que ce soit dans mes activités, mon projet professionnel ou encore (et surtout) dans la maison. Une envie de tout changer, épurer, rendre “beau”. Tout cela pour justifier une visite très enthousiaste chez Ikéa…

J’en ressors avec un portefeuille bien plus léger et des tonnes de “petites” choses qui allaient me donner du bonheur ou, au moins, du plaisir. Après la joie et l’excitation de tout installer, arrive la déception que ce n’est pas aussi beau que dans le catalogue ou dans mon imagination. Je pensais que toutes ces choses allaient améliorer un peu mon quotidien…

Peu de temps après, dans une gare, je vois et j’entends une personne qui joue un instrument de musique. Cette personne, accroupie par terre, joue merveilleusement bien et je suis interpellée par sa musique. Je lui donne une pièce et il plante son regard dans le mien, sourit et me dit très sincèrement “merci”. J’en suis d’abord émue et puis une joie profonde m’envahit. J’ai la sensation d’être légère et lumineuse. Une simple petite pièce, un sourire…

 Je repense à tout ce que j’ai dépensé chez Ikea et qui me laisse déçue…

J’en déduis que le bonheur n’est pas toujours là où je l’attends… et qu’en tout cas, il ne se nourrit pas de “choses” mais plutôt “d’être(s)”…

le pardon

“Le pardon de l’amitié est le plus sain et le plus doux des bienfaits” 

Georges Sand

automne - inspirationLes vacances sont des moments très intéressants, je trouve. En un coup, il y a moins de monde sur les routes, le silence et le calme s’installent. On prend du recul par rapport à notre vie “active”, on remet parfois les choses en question ou on prend conscience qu’on est heureux dans ce qu’on fait. Parfois, des désirs profonds refont surface… mais parfois les vacances amènent des tensions, du stress et des conflits (surtout si vous passez des vacances en famille ;-))…

Ce que j’ai appris ces vacances-ci c’est qu’un conflit se désamorce vite quand on essaie de comprendre la situation sans la juger ou l’attaquer. Quand on se met à la place de son “adversaire” et qu’on essaie de comprendre ce qu’il/elle vit, ressent, pense… Si on fait cela avec notre coeur, la compassion s’installe à la place de la colère ou du ressentiment. Le pardon s’installe à la place de la rancoeur… et notre belle énergie peut continuer à circuler!

Je suis persuadée qu’un conflit non réglé reste dans nos célulles et fait des dégâts dans le coeur et le corps. Je suis persuadée que le pardon nous libère et nous soulage…

Quoi qu’il en soit, je vous invite à essayer, ça ne peut que faire du bien!

les biscuits

les biscuits

cookies

L’image ci-contre devrait vous faire saliver en ce moment, n’est-ce pas? Ce n’est pas un stunt marketing mais j’avais envie de vous partager une petite histoire sur les cookies qui parle de notre humanité, ce qui nous relie tous.

Comme l’explique si simplement Thich Nhat Hanh, nous sommes comme des petits cookies. Pour faire des cookies, il faut rassembler tous les ingrédients dans un bol commun et puis déposer de petites portions individuelles sur une plaque de cuisson. Quand les biscuits sont cuits, chaque biscuit pense qu’il est séparé des autres et dans un sens il n’a pas tort… mais il oublie qu’il vient de la même pâte que les autres, que leur substance est la même. Nous aussi, nous pensons que nous sommes tous séparés les uns des autres, alors que nous sommes faits de la même pâte. (J’ai toujours faim en pensant à cette histoire ;-))

Je me pose beaucoup de questions sur notre humanité commune, sur ce qui nous lie tous, sur cette délicieuse pâte qui est en chacun de nous. Et parfois, je trouve qu’il est difficile de reconnaître cette substance chez certaines personnes si “différentes” de moi, des personnes que je juge facilement. Pourtant, je suis persuadée que si j’offre mon humanité à ces personnes, celles-ci me montreraient la leur et nous serions tous un peu plus humains ;-)… ou de meilleurs biscuits…

Les choses sont relativement simples, parfois…

les fleurs sauvages

les fleurs sauvages

Avez-vous déjà eu ce sentiment de vous comparer sans cesse aux autres? “Suis-je aussi bien que lui? Aussi intéressante qu’elle? Aussi inspirante qu’eux…?” Personnellement, ce sont des pensées qui reviennent très souvent. Mon mental entre dans une compétition qui me donne une forme de stress ou plutôt de tristesse car “non, je ne suis pas aussi intéressante que…” et il me reste encore plein de livres à lire, de formations à faire, de choses à “savoir”… Quand on écoute les autres, il nous reste souvent à faire telle chose ou à étudier plus pour être compétent et pleinement épanouis. Et je me demande si un jour on sera “suffisant”…

C’est l’esprit un peu encombré de ces pensées que je décide d’aller marcher dehors. Par un temps radieux. Après quelques minutes de rumination mentale, je tombe nez à nez avec de magnifiques fleurs sauvages. J’observe ces fleurs qui dansent avec le vent. Ces fleurs, qui n’ont pas besoin de livres ou de formations pour être superbes, pour s’épanouir. Elles n’ont pas besoin de connaître les théories solaires et éoliennes pour goûter à la chaleur du soleil et être caressées par le vent. Elles n’ont même pas besoin de “savoir” ce qu’est une fleur pour “être” une fleur.

Quel soulagement de se rendre compte qu’on n’a rien besoin de PLUS pour être pleinement soi-même. Que les petits bonheurs simples sont accessibles à tous et que le “savoir” n’est pas nécessaire pour “être” heureux.

Alors, ce mois-ce je vous souhaite d’ouvrir vos yeux sur les merveilles de la nature et de ceux qui vous entourent. De ressentir l’espace de quelques instants qu’on est “suffisant”, qu’il n’y a nulle part où aller et rien à faire pour “être” pleinement soi.

la perfection

« Ce que tu reconnais en l’autre, tu le reconnais chez toi;

et ce que tu partages, tu le renforces. »

Un cours en miracles

Je voulais vous partager quelque chose d’assez personnel qui s’est passé ce mois-ci. Mais riche d’enseignements.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai fait des reproches à quelqu’un de très proche. Lui disant qu’il n’était pas encore « assez… ceci, cela ». Je n’avais pas de mauvaise intention et j’avais vraiment envie d’améliorer notre relation, mais au fur et à mesure que je parlais je me rendais compte que ce que je disais était destructeur. Je lui disais en fait qu’il n’était pas assez « parfait » tel qu’il était. Je m’en suis beaucoup voulue, pas évident de rattraper un coup pareil ! Heureusement que cette personne est assez « parfaite » pour me pardonner…

Puis, en lisant la phrase suivante, j’ai tout compris : « Ce que tu reconnais en l’autre, tu le reconnais chez toi ; et ce que tu partages, tu le renforces. ». Voilà une belle réponse ! En fait, ce que je reprochais à cette personne, je me le reprochais à moi-même. Mon égo, qui me dit que je ne suis pas encore assez ceci ou cela, est revenu à la charge d’une manière très subtile et violente puisqu’il a décidé de s’en prendre à quelqu’un d’autre, en plus.

En partageant cela, je ne faisais que renforcer ma propre « imperfection » ou en tout cas l’illusion de mon imperfection. Car je crois profondément que nous ne sommes ni « parfaits », ni « imparfaits ». Nous « sommes » et c’est ça, la perfection, un vrai miracle…

Je vous invite à revenir vers votre « je suis… », qui est bien plus puissant que toutes les qualités qui pourraient suivre.

donner

“Donner, c’est le non-attachement:

Simplement ne s’attacher à rien, c’est donner.”

Shunryu Suzuki (1904-1971)

DonnerJ’ai envie de vous raconter une anecdote très banale mais, pour moi, très riche qui s’est passée ce mois-ci!

J’étais dans le train en direction de Bruxelles. J’étais assise, seule, sur une banquette de 2 places avec une banquette vide en face de moi. En peu perdue dans mes pensées, je vois rentrer 4 jeunes filles à Leuven qui avaient l’air de bien se connaître et qui parlaient joyeusement. Elles allaient sûrement en direction de la mer, ça se voyait sur leur visage ;-). Voyant qu’il n’y avait plus de place pour qu’elles puissent se mettre toutes les 4 ensemble, elles se sont séparées, deux en face de moi et deux sur la banquette derrière nous. Elles essayaient de discuter ensemble mais ce n’était pas évident pour elles à cause de la distance.

C’est à ce moment que je me suis “réveillée” de mes pensées et j’observais cette situation absurde. D’un coup je me suis levée et j’ai proposé aux deux filles derrière moi de se mettre à ma place comme ça elles pouvaient discuter à 4. Pour moi cela ne changeait rien et ce geste me paraissait bien naturel. Puis j’ai ressenti une sorte de joie intérieure. Sans rien attendre de retour, j’avais juste donné ma place et cela avait vraiment enchanté ces demoiselles qui pouvaient continuer à parler ensemble. C’est comme si j’avais apporté un peu plus de joie, de rire dans ce train. Puis le monsieur en face de moi n’arrivait plus à communiquer avec la personne qui venait le chercher à la gare (son écran était brisé en mille morceaux). Dans mon élan, j’ai simplement proposé qu’il prenne mon téléphone… et de nouveau cette joie m’envahit de partout! J’ai vraiment pris conscience de l’importance de pouvoir donner sans obligation, sans “devoir” mais seulement pour la joie de donner, pour la joie de recevoir! C’était merveilleux…

A partir de ce moment, je me suis dis que j’allais un peu plus “donner” dès qu’une occasion se présenterait (quitte à provoquer même ces occasions) et non avec un sentiment de “je devrais faire ceci ou cela…” mais plutôt “ça me fait plaisir de faire plaisir…”.  Un peu comme Amélie Poulain qui essaie de rendre la vie des autres un peu plus chouette. Dieu, que c’est bon…

Je vous souhaite vraiment de pouvoir goûter à cette joie ce mois-ci et on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures!

La douceur

la douceur


“La douceur est invincible”

Marc Aurèle

 

Avez-vous déjà fait l’expérience de cueillir des orties ? Ou de toucher des ronces, des roses ou des feuilles de houx ? En générale, l’expérience est assez désagréable, voire douloureuse. Surtout quand on s’y pique par hasard, sans l’avoir vu ou que l’on tombe dedans, n’est-ce pas ?

L’autre jour, je voulais tester la soupe aux orties, que je trouve délicieuse. Malheureusement, je suis partie sans mes gants dans le jardin, pleine d’enthousiasme pour ce nouveau projet. Arrivée près des orties, je me suis rendue compte que ça n’allait pas être facile. Les orties, ça pique quand on les cueille! (Jusque-là, rien de très nouveau) Alors je me suis dis que si j’y allais avec beaucoup de douceur et d’agilité j’arriverais peut-être à les cueillir sans avoir trop mal.

A ma grande surprise, je ne me suis pas fait piqué une seule fois. Avec toute mon attention, j’ai approché mes mains lentement vers la tige et je l’ai cueilli avec douceur, tendresse. “Même pas mal!”. Il faut les prendre dans le sens des poils. Après j’ai fait le test avec les feuilles de houx. J’ai approché mes doigts très doucement vers les piques et cela n’était plus du tout douloureux.

Il est intéressant de voir qu’avec de la douceur et de l’attention on peut désamorcer pas mal de piques. Que ce soit des épines de roses ou des personnes malheureuses, de mauvaise humeur. Si vraiment on pratique cette attitude de vigilance par rapport à l’autre et qu’on l’aborde avec gentillesse, on est capable de toucher ses épines sans avoir mal… et ça c’est un processus incroyable… et pas seulement pour faire de la soupe 😉

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un grand nettoyage

“Faire le ménage chez soi. Faire le ménage en soi”

Livre de Dominique Loreau

L’autre jour, j’ai fait un grand nettoyage de printemps ! Eh oui, je suis une optimiste, pour moi le printemps est déjà là. J’avais décidé de ranger la cuisine…

Au fur et à mesure que je nettoyais, je voyais des endroits qui nécessitaient un petit coup de rafraîchissement. C’est ainsi que je me suis retrouvée à récurer le fond du tiroir à objets inutiles ou à faire briller des casseroles dont j’avais oublié l’existence. A un moment donné, j’émergeais de ma suractivité ménagère et je me suis rendue compte que la cuisine était encore plus encombrée de choses qu’avant. Un coup de découragement. J’ai fait quelques respirations profondes pour me calmer puis j’ai continué et entamé le tri : ça me sert, ça ne me sert pas du tout. Finalement, quel bonheur de ranger les choses qui nous servent dans des tiroirs bien propres. La pièce a une toute nouvelle énergie… toute fraiche !

Au fond, c’est la même chose quand on commence un nettoyage intérieur. Au début, souvent on voit des résultats et c’est l’enthousiasme. Puis un moment de découragement où on a l’impression que c’est pire qu’avant (c’est normal puisqu’il y a un travail de tri à faire) et finalement ce moment où on se sent plus léger, moins encombré. On a choisi ce qu’on garde et ce qu’on ne veut plus et une toute nouvelle énergie nous habite. Quel merveilleux processus. Et dire qu’on a toute une vie pour nettoyer… Vive le ménage !

Et vous, où en êtes-vous dans le processus intérieur ? Avez-vous aussi des moments de découragements ou êtes-vous plutôt dans l’enthousiasme du début ? Peut-être que justement en ce moment vous vous sentez plus légers…

Les fêtes

les fêtes

Je suis de ces personnes qui n’aiment pas trop la période des fêtes. Je ne sais pas de quand date ma résistance, ni pourquoi elle se manifeste chaque année à cette saison. La simple idée de devoir passer une journée entière dans des magasins éclairés aux néons et revenir bredouille à la maison car je n’ai rien trouvé me met déjà le moral dans les chaussettes. Mon énergie si basse rend ce moment encore plus pénible et se diffuse autour de moi parmi mes proches. Même mon corps semble chercher des maladies à développer (ce qui ne manque pas en cette période) pour pouvoir justifier ce manque d’enthousiasme.

Puis cette phrase qui n’arrête pas de tourner dans ma tête « Je me donne tout ce que je donne » que j’ai lu dans mon livre de chevet. Tout ce que je donne aux autres, je le donne aussi à moi-même. Autant l’amour que la frustration. Alors, au lieu d’offrir ma plus belle résistance à la situation, je me dis que c’est peut-être plus chouette d’en faire un moment de joie. Que le cadeau à offrir commence avec une pensée d’amour pour la personne. Que cette période est une occasion pour offrir du bien-être aux autres et de soutenir des projets dans lesquels je crois profondément. Alors, oui, cela me redonne du sens et de la joie…

la beauté

 “(…) La beauté est l’éternité se contemplant dans un miroir.

Mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir.”

Khalil Gibran, Le prophète

C’est drôle, quand je marche dans la rue, les gens s’arrêtent souvent pour me parler. Non pas que ce soit moi qui les intéresse mais bien ce petit bout de chou que je promène fièrement. Ils s’extasient devant sa beauté et je vois leur visage qui s’illumine d’un beau sourire gaga. J’avais déjà remarqué que les animaux et les bébés ont ce pouvoir extraordinaire de ramener les gens à une sorte de joie profonde. Comme si tout d’un coup, on leur enlevait des couches et des couches de soucis et qu’une forme d’amour prenne le dessus. N’est-ce pas incroyable?

Ne serait-ce pas encore plus incroyable de pouvoir s’extasier devant la beauté de chaque être humain? Car nous avons tous été des nouveaux-nés, nous sommes tous si parfaits… C’est dommage de l’oublier et de voir en l’autre uniquement ce qui nous dérange, ce qui nous blesse… Je suis persuadée que voir la beauté en toute chose nous rendrait plus heureux. N’est-ce pas?

la compassion

la compassion

“Love and Compassion are necessities, not luxuries. Without them, humanity cannot survive”

Dalai Lama

Ce mois-ci, je suis resté collée à la peau de Scott. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit devenu, à la fois, ma principale source d’inspiration et mon maître de Pleine Conscience. Mon Dieu, ce qu’il me fait travailler!

Les débuts n’ont pas été si faciles car nous tâtonnons tous les deux. Lui découvre la vie sur terre et moi, je me découvre “maman”. C’est impressionnant!

En tant que nouvelle maman, j’ai ressenti dans mes tripes ce que signifiait le mot “compassion”. L’expérience douloureuse de le tenir dans les bras en le voyant pleurer et ne pouvoir le soulager. J’ai compris alors que la meilleure chose à faire était justement de ne rien “faire” mais bien d'”être”. Etre là, calme, solide, une respiration après l’autre. Lui donner tout l’amour possible et accepter que la douleur fait partie de la vie, qu’elle fait partie de nos expériences. Embrasser ainsi la douleur et la laisser “être” là. C’est pour moi, une des choses les plus difficiles à accepter.

J’avais entendu cette phrase avant d’accoucher: “La compassion naît quand l’amour rencontre la douleur”. Elle sonne si juste en ces moments. Je reste persuadée que l’amour est notre plus grande force.

Alors, j’ai pris cette sage décision de désormais accepter mes propres douleurs comme si je berçais mon fils, avec amour et beaucoup de calme intérieur. En lui susurrant à l’oreille “Je suis là… ça va passer”!

la vie

la vie

 

Pour ma part, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer. Notre fils, Scott est né le vendredi 25 juillet, à 3h du matin.

J’ai à peine eu le temps de me concentrer sur ma respiration et faire le travail d’accueil de la douleur (très intense) qu’il a pointé le bout du crâne. La sage femme l’a réceptionné avec douceur, il nous a regardé droit dans les yeux puis il s’est endormi paisiblement. Et pour nous, c’est le début d’une grande aventure…

J’étais tellement braquée sur l’accouchement en tant que tel (la gestion de la douleur, les positions, etc…) que j’avais complètement oublié qu’après, il y aurait un petit garçon bien vivant dans mes bras qui réclame ma présence sans arrêt. Quel merveilleux cadeau de la vie, j’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Alors, je fais de mon mieux pour lui offrir ma présence en prenant soin de moi aussi. Je prends conscience que Scott est un être à part entière qui ne m’appartient pas et que pour lui donner le meilleur de moi, j’ai aussi besoin d’être maternée, d’être aimée. Ainsi, je tente de lâcher prise par rapport à cet instinct fusionnel qui m’habite et de le dorloter autant que moi-même. On trouve tout doucement notre équilibre tous les deux.

Et vous, prenez-vous soin de vous, comme si vous étiez un nouveau-né? Je vous le conseille vivement, c’est si bon.

la vie ou la mort

La mort… ou la vie?

“Je voulais parler de la mort, mais la vie a fait irruption, comme d’habitude”

Virginia Woolf

 

Je voulais vous parler ce mois-ci d’un sujet très sérieux, très “tabou”: la mort. J’ai eu plusieurs expériences personnelles qui m’ont fait réfléchir à ce sujet. Je ne sais pas si c’est parce que je m’apprête à donner la vie que la mort revient sans cesse. Elle se manifeste la nuit dans mes rêves, je sens sa force, sa puissance.

Puis, en y regardant de plus près, j’ai constaté que ce n’était pas la mort qui était présente mais bien la peur. La peur de causer la mort, la peur de la culpabilité de n’avoir pas pu garder la vie. Qu’allais-je faire de cette peur, pouvais-je la supprimer, la nier? Cela me paraissait difficile puisqu’elle se manifestait au plus profond de moi.

Alors, j’ai décidé de cohabiter avec elle. Sans l’alimenter outre mesure, j’ai décidé d’accepter sa présence en moi. Et je me suis rendue compte d’une chose merveilleuse: en l’observant et en l’acceptant profondément, j’ai ressenti un élan d’amour et de confiance encore plus fort se manifester en moi. Je me suis rendue compte que nous sommes rarement responsables de certains évènements, comme la mort d’un proche. Mais nous sommes responsables de la manière dont nous décidons de vivre. Nous pouvons donc prendre soin au mieux de la vie et ensuite accepter avec humilité cette mort, qui n’est finalement que le processus naturel de la vie. Quel soulagement!

Le seul pouvoir que nous avons est donc de prendre soin de la vie, de notre unique et précieuse vie!

 

la perfection

le printemps

Ca y est cette fois le printemps semble pointer le bout de son nez. J’adore cette saison. On dirait que la vie a retenu son souffle durant tout l’hiver et qu’elle peut enfin respirer. Très timidement les premiers bourgeons apparaissent, de petites pousses très vertes émergent en dessous des feuilles mortes et les oiseaux recommencent à chanter.

Je reste fascinée par la vie qui fait pousser toutes ses merveilles. Et, même si on ne le voyait pas, cela faisait un bout de temps qu’elle travaillait en coulisse. Et il n’y a pas que la végétatation. Notre corps aussi se transforme tous les jours. Nos célulles se renouvellent à chaque instant pour nous permettre de vivre et de donner vie. Tout cela sans devoir lever le petit doigt. N’est-ce pas un véritable miracle?

Au fond on pourrait même ne rien faire et simplement observer la vie qui se déploie d’instant en instant. On croit qu’on doit toujours “faire” plus pour avoir un “impact” ou un sentiment de contrôle sur la vie, mais peut-être qu’il serait parfois plus utile de lâcher prise et d’accepter la vie comme elle vient, avoir confiance qu’elle nous mène au printemps…

Prenons conscience que la vie croît sous nos yeux et que c’est un miracle d’être là pour l’observer…